mercredi 16 juin 2010

La prose de Viktor...

« La beauté n’appartient pas à la femme qui en jouit et n’est pas sa propriété. Simplement, à un certain moment de sa vie, son visage reflète la beauté comme une vitre reflète le soleil invisible derrière les toits des immeubles. On ne peut donc pas dire que la beauté féminine se fane avec le temps. C’est simplement le soleil qui s’éloigne et qui se reflète dans d’autres fenêtres d’immeubles. Mais le soleil, comme on sait, n’est pas dans les vitres que nous voyons. Il est en nous. »

« Dans la Chine ancienne, les soirées étaient parfois calmes et brumeuses, comme si le monde dévoilait son visage enfantin pour montrer comment il avait été au tout début. Autour, maisons, palissades, arbres, buissons de bambou, perches aux lampions allumés, tout changeait de manière magique. J’avais l’impression que je venais de découper tout cela dans des feuilles de papier coloré et de l’arranger joliment pour pouvoir prétendre que c’était un vrai grand monde où se promener… »

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