mercredi 11 août 2010

Après Bassaïev...

La mort de Chamil Bassaïev, chef rebelle tchétchène, ne signifie pas la fin du "djihad", a affirmé mardi 11 juillet Movladi Oudougov, le porte-parole des indépendantistes tchétchènes à l'étranger. "Une nouvelle génération de musulmans qui ne se lasseront jamais dans leur djihad et qui savent qui est leur ennemi remplace ceux qui partent. Le djihad continue", a-t-il déclaré dans un message publié sur le site Kavkazcenter.com.

Le directeur des services secrets (FSB, issu de l'ex-KGB), Nikolaï Patrouchev, avait annoncé lundi que Bassaïev avait été tué lors d'une "opération spéciale" en Ingouchie, république voisine de la Tchétchénie.

Bassaïev, âgé de 41 ans, était notamment derrière la prise d'otages de civils, des enfants et des femmes essentiellement, perpétrée en septembre 2004 dans une école de Beslan, en Ossétie du Nord, qui avait fait 331 victimes et choqué toute la Russie, y compris dans les rangs des indépendantistes tchétchènes.
Nikolaï Patrouchev, numéro un du FSB, a expliqué au président Vladimir Poutine lors d'un entretien retransmis à la télévision que le chef radical rebelle avait trouvé la mort dans la nuit de dimanche à lundi en Ingouchie, république voisine de la Tchétchénie.

Le patron de l'ex-KGB n'a pas fourni de détails sur cette opération, indiquant simplement que l'élimination du terroriste avait été rendue possible par "des renseignements glanés à l'étranger". Un responsable du ministère ingouche de l'Intérieur a de son côté affirmé à l'agence Associated Press que Bassaïev avait été tué par l'explosion d'un camion rempli de 100 kilos de dynamite dans le village ingouche d'Ekajevo.

(Source : Le nouvel observateur 2006)

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