samedi 29 janvier 2011

La révolte tunisienne


La plupart des gouvernements arabes restaient prudents ou silencieux samedi après la chute du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue, mais la Ligue des Etats arabes a appelé les forces politiques en Tunisie à être «unies pour le bien du peuple».
Alors que de nombreux pays occidentaux ont plaidé pour une transition pacifique vers la démocratie, la rue arabe a manifesté son soutien au soulèvement tunisien, mais dans la région, dominée par des régimes autoritaires, la plupart des gouvernements sont restés prudents.
La déchéance de Ben Ali est un avertissement pour eux, face à des populations en proie à des problèmes souvent proches de ceux des Tunisiens.
La Ligue arabe a demandé «à toutes les forces politiques, ainsi qu’aux représentants de la société tunisienne et aux officiels, d’être unis pour le bien du peuple et pour réaliser la paix civile».
La Ligue a appelé de ses voeux un «consensus national qui permette de sortir le pays de la crise tout en garantissant le respect de la volonté du peuple tunisien».
Le Soudan a salué «le choix du peuple tunisien de déterminer lui-même son futur politique», et assuré de son respect des «choix démocratiques du peuple», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Le Qatar a sobrement indiqué qu’il respectait «la volonté et le choix du peuple tunisien», et l’Egypte a elle aussi affirmé «son respect des choix du peuple tunisien,» se disant «confiante que la sagesse des frères tunisiens (…) empêchera le pays de plonger dans le chaos».
Au Caire, dès vendredi soir, des dizaines d’Egyptiens avaient partagé l’enthousiasme d’un groupe de Tunisiens qui célébraient devant leur ambassade le départ de M. Ben Ali, aux cris de «Ecoutez les Tunisiens, c’est votre tour les Egyptiens».

(Source : Libération.fr)

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