dimanche 23 janvier 2011

Pour l'amour de Massoud

Sediqa n’a que seize ans lorsque le commandant Massoud déjà une célébrité dans son pays l'Afghanistan, demande sa main. Elle n’est alors qu’une jeune fille ignorante et très timide. Ce mariage est pour elle comme un rêve. Loin de lui apporter une vie de famille idéale dans une maison confortable, elle devra partager la vie nomade et mouvementée de son mari aux prises avec les Russes puis obligé de combattre les Talibans. Les déménagements sont très fréquents et le danger rôde. Les bombardements se succèdent et la mort fait partie du quotidien. Dans ce chaos qu’est la situation politique en Afghanistan, Sediqa tente d’organiser sa vie familiale du mieux qu’elle le peut. Son mari étant beaucoup plus instruit qu’elle, il devient son maître à penser, son idole et presque son dieu. Femme soumise, elle fait tout pour lui plaire et répondre à ses moindres désirs. Elle lui donnera six enfants et sera sa compagne fidèle et dévouée. Dans ce livre, elle nous livre un portrait dithyrambique de Massoud, vantant son bon caractère et sa douceur envers ses enfants. Elle nous décrit le quotidien du grand homme, ses petites manies, ses moments de détente en famille, son intimité. C’est un livre écrit avec le cœur, celui d’une femme très amoureuse de son mari et surtout obnubilée par sa personnalité charismatique. 

C’est un point de vue qui ne manque pas d’intérêt mais à la longue, cela devient légèrement lassant de lire tous ces détails de vie, ces préparatifs, les repas à préparer, les enfants à s’occuper. Bref, c’est l’univers d’une femme au foyer qui nous est décrit donc cela reste tout de même très limité. Cette femme ne conteste jamais les décisions de son mari et se plie à ses moindres désirs. La plupart du temps, elle ne comprend pas ce qui se passe à l’extérieur et ce qui motive la conduite de son mari, elle se contente de faire ce qu’il lui ordonne.

J’ai beaucoup aimé le début lorsque Sediqa, pas encore mariée, décrit sa fuite à travers les montagnes en compagnie de sa mère et de ses frères et sœurs. Les atrocités commises par les Talibans sont aussi brièvement évoquées, juste assez pour donner une idée de l’horreur qu’ils ont semée sur leur passage. 

La mort de Massoud fut pour sa famille comme une fin du monde et a laissé Sediqa complètement dévastée et en état de choc. C’est très triste de lire la fin d’un si grand homme qui a tout donné pour son pays et qui adorait sa famille. Un livre pas du tout objectif mais tout de même très intéressant car il fait place une large place à l’amour et à la tendresse d’un homme pour les siens.



Dirlandaise

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